Tout d'abord situation et généralités

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HISTOIRE DU SVALBARD

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Carte de 1758

Les Vikings ou les Russes ont probablement découvert le Svalbard (archipel appelé souvent Spitzberg en France) dès le XIIe siècle. Il existe un pays nommé Svalbarði – littéralement « côte froide » – dans les récits traditionnels nordiques.

Cependant, la première découverte incontestable de l'archipel fut réalisée par le navigateur néerlandais Willem Barents en 1596. Les îles servirent de base internationale pour la pêche à la baleine lors des XVIIe et XVIIIe siècles. On estime que les Néerlandais à eux seuls ont tué 60 000 baleines depuis leur base de Smeerenburg. Elles servent également comme base arrière pour de nombreuses expéditions d'exploration de l'Arctique.

Au début du XXe siècle, des compagnies américaines, anglaises, suédoises, russes et norvégiennes commencèrent l'extraction intensive du charbon. La souveraineté de la Norvège a été reconnue par le traité du Svalbard le 9 février 1920 avec une clause qui limitait l'utilisation militaire du territoire et une autre qui tolérait les colonies créées par les autres nations. Cinq ans après, la Norvège contrôle officiellement le territoire.

Quelques historiens prétendent que la Norvège s'est vu donner la souveraineté du Svalbard comme compensation des pertes de sa flotte marchande pendant la Première Guerre mondiale, la flotte marchande norvégienne ayant joué un rôle important en fournissant le Royaume-Uni.

Le Svalbard fut le théâtre d'une lutte méconnue entre le Troisième Reich et les Alliés pour l'implantation de stations météorologiques lors de la Seconde Guerre mondiale. Une garnison allemande a été expulsée en 1942 par une petite force norvégienne. Les Britanniques firent évacuer les civils de l'archipel et détruisirent les installations minières pour éviter qu'elles puissent servir à l'ennemi.

Le 8 septembre 1943, huit cuirassés allemands dont le Tirpitz et le Scharnhorst accompagnés par neuf destroyers rasèrent les villages restants. Les Alliés contre-attaquèrent plus tard et en reprirent le contrôle. Cependant, une équipe d'Allemands resta présente en secret sur une partie inhabitée du Spitzberg pour transmettre des rapports météorologiques.

Après la capitulation allemande, ils furent découverts et se rendirent. Ce fut la dernière unité allemande à se rendre lors de cette guerre. L'étude géologique complète de l'archipel a été réalisée par des équipes de Cambridge et d'autres universités, notamment Oxford, menées principalement par le géologiste W.Brian Harland entre les années 1940 et 1980.

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Le Svalbard (Administration Norvégienne) est un archipel de l'océan Arctique, s'étendant entre 74° et 81° de latitude nord et entre 10° et 35° de longitude est, formant la partie la plus au nord de la Norvège. Les îles s'étendent sur 62 050 km². La plus grande des îles du Svalbard est le Spitzberg (39 000 km²). Les autres îles du Svalbard sont Nordaustlandet (14 600 km²), Edgeøya (5 000 km²), Barentsøya ainsi que Kong Karls Land, Kvitøya, Hopen et Bjørnøya.

Des pans entiers du Svalbard sont recouverts par des glaciers, et en particulier l'Austfonna sur Nordaustlandet. Cependant, le Courant nord atlantique tempère le climat arctique, rendant les eaux navigables quasiment toute l'année.

Il est bordé par l'océan Glacial Arctique au Nord, la mer de Barents au Sud et à l'Est, et par la mer du Groenland à l'Ouest. Le Svalbard etant situé au-delà du cercle polaire arctique, à Longyearbyen, le soleil de minuit dure du 20 avril au 23 août et la nuit polaire du 26 octobre au 15 février.

Hameaux :
• Barentsburg (Баренцбург) (installation russe)
• Île aux Ours
• Grumant (Грумант), en norvégien Grumantbyen (établissement russe, abandonné en 1961. Une remise en route des opérations minières a été annoncée en 2003)
• Isfjord radio
• Longyearbyen
• Ny-Ålesund (établissement norvégien, mine de charbon jusqu'en 1963, centre de recherche depuis 1968)
• Pyramiden (Пирамида) (établissement russe, abandonné en 2000)
• Sveagruva
Les hameaux ne sont reliés par aucune route. Les moyens de transports utilisés sont le bateau, l'avion, l'hélicoptère et la motoneige.

Le Spitzberg

Le Spitzberg ouest

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Longyearbyen (1600 habitants) et Barentsburg (1000 habitants) situées dans le fjord Isfjord, et Ny-Alesund, (100 habitants), dans la Baie du Roi sont les trois principales villes du Spitzberg. Pyramiden (1000 habitants en 1990) située dans Billefjord a été abandonnée en 1998.

La Baie du Roi (Fjord Kongsfjorden) est la région la plus connue et la plus étudiée du Spitzberg avec Longyearbyen. Ny-Alesund fut le point de départ des expéditions de Nobile et Amundsen vers le Pôle Nord. Cette ancienne cité minière est aujourd'hui un centre de recherche polaire.

Le fjord de Trygghamma, où une ancienne cité baleinière anglaise du XVII siècle était installée, avec la falaise d'Alkhornet et le mont Protector (Protektorfjellet) est un des plus beaux sites d'Isfjord. La falaise d'Alkhornet est occupée par d’importantes colonies d’oiseaux (mouettes tridactyles et guillemots de Brünnich).

Dans la région de Diabasodden, dans le fjord Sassenfjord, se situe un des gisements les plus riches au monde pour les reptiles marins. Un specimen entier du tyrannosaure des mers, un pliosaure datant de 150 millions d’années y a été découvert en 2006.

Au nord est, le massif des Atomfjella est la région la plus montagneuse du Svalbard et possède les deux points culminants : le Newtontoppen et le Perriertoppen à 1717 m.

Le Spitzberg Sud

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Le Sud du Spitzberg est très montagneux, avec un sommet à 1431 m (Hornsundtind).
C'est en 1596 que le Hollandais Willem Barents découvre cette terre qu'il appelle le Spitzberg (montagne pointue). Les Vikings avait découvert cette région dès 1194 qu'ils ont appelée Svalbard (côtes froides).

Van Mijenfjorden est le deuxième plus grand fjord de l'Ouest du Svalbard avec 50 km de long et environ 10 km de large. L'île Akseløya (île Aksel) traverse et ferme presque complètement l'entrée du fjord.

Hornsund est un fjord de taille moyenne (longueur de 30 km, 12-15 km de large) avec une profondeur maximum de 260 m. 14 glaciers convergent dans ce fjord. Horsund est dominé par le Hornsundtind ainsi que par le monolithe de Bautaen (piton de plus de 400 m de hauteur).

La Station Polaire Polonaise de Polar Bear Bay (Isbjørnhamna) dans le fjord de Hornsund, effectue des recherches dans diverses branches de la géophysique ainsi que l'étude de l'environnement polaire.

La suite de cette partie peut être consultée à la fin du texte ci-après........

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EN VOILIER AU DELA DU CERCLE POLAIRE


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NAISSANCE DU PROJET

Jocelyne et moi naviguons ensemble depuis 12 ans et j'ai plusieurs fois évoqué l'attrait des latitudes froides voire "polaires", sans vraiment penser que nous y voguerions un jour.

Et ce jour est arrivé grâce à Jocelyne qui a favorisé la mise en oeuvre de ce qui n'était qu'un vague souhait. A l'occasion de mon départ en retraite qui coïncidait avec mon 60e printemps nous avons organisé une réunion de famille. Elle a suggéré de m'offrir une "croisière" au Spitzberg. Accord général. Mais dans mon esprit une telle croisière n'est envisageable qu'en voilier et non pas sur une usine à voyage comme on en rencontre bien souvent sur les mers et encore moins seul. Ce plaisir doit être partagé avec la personne qui navigue au quotidien avec vous.

Après avoir consulté les organisateurs de ce genre de périple sur Internet et au Salon de la navigation, la décision est prise de partir en juin 2008. Un cafouillage de l'agence retenue nous conduit à revoir notre projet. Nous sommes très déçus.

Et miracle, dans Voiles et Voiliers (revue à laquelle je suis abonné depuis le début des années 80), un tout petit article de quelques lignes retient mon attention. En effet le club CLNT du Havre organise pour ses 25 ans un périple intitulé "Sur la route des Vikings". Départ du Havre fin avril, retour fin octobre; la participation à la navigation est programmée par modules de 15 jours. Les escales sont nombreuses, et une partie du trajet correspond exactement au programme que nous avions retenu.

Contact immédiat avec le président du Club, accueil très chaleureux, planning OK, nous serons 6 sur un Océanis 390 : le président Christian, la responsable de la communication, Claudel, et 2 autres personnes du club. En 24 h la décision de partir avec ces amateurs (par rapport aux agences spécialisées) est prise et nous ne le regretterons pas! Infos sur :

http://www.clnthalassa.net/ ou http://www.clnthalassa.com

Dès la fin janvier tout est bouclé : inscription au Club et au module Tromsø-Longyearbyen, réservation des billets d'avion Roissy-Tromsø et Longyearbyen-Roissy (surprise : nous avons payé moins cher dans une agence de quartier à Angers, y compris les frais d'agence et une assurance pour Jocelyne, qu'en réservant à prix canon sur Internet, cherchez l'erreur); pour les billets de trains nous attendrons un peu.

Revue de détails pour le périple au Nord : nous avons de bons équipements de croisière hauturière, mais pour les zones tempérées ou chaudes et non pour le Grand Nord. Donc investissement dans polaires supplémentaires (gants, caleçons etc..) nouveaux sacs de couchage (Jocelyne confectionne une enveloppe en soie pour mettre dans les duvets), bottes en Cordura (achetées à St Hélier, au retour de notre ballade sur les côtes Sud de l'Angleterre avec Pierre, un ami de St Malo).

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EN ROUTE POUR TROMSÖ

Tout est prêt pour le départ. Nous faisons connaissance de 2 autres équipiers à Roissy : Jean-Denis (qui navigue avec le CLNT depuis une petite vingtaine d'année) et Jérôme, secrétaire du club et une quinzaine d'années de navigation au compteur.

Jocelyne et moi sommes les petits nouveaux au sein d'un groupe dont les relations entre les membres sont établies de longue date. Le contact est très sympathique. En route pour l'aventure!

L'arrivée à Tromsø est magnifique : survol de la Norvège avec succession de lacs, de forêts et la montagne enneigée.. Transfert au port par autocar et accueil chaleureux par Christian et Claudel.

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Survol de Norvège et arrivée à Tromsö 1 à 4

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Vue générale Marina et Cathédrale Arctic

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Cathédrale Arctic

Visite à pied des quartiers de Tromsø proches de la marina, après avoir diné nous traversons une partie de la ville en empruntant un gigantesque pont pour assister à un concert "à capella" dans la Cathédrale Arctic. Super!!

En sortant de l'édifice il ne fait que quelques degrés au dessus de zéro et nous pouvons pour la 1re fois de notre vie voir le soleil de minuit : c'est magique.

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Port de pêche - vue de la ville de la marina - Statue

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Tromsø - Une église en bois - Boutiques - Rue principale presque vide

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LE BATEAU

Nom : Not’Île
Océanis 390 :11,34 (m)
Type : Monocoque habitable
Genre : Croisière

Longueur (m) : 11,34
Flottaison (m) : 10,15
Largeur (m) : 3,9
Tirant d’eau (m) : 1,6
5 Voilure (m2) : 74 m2
Déplacement (kg) : 6 500
Couchettes : 6/8
Matériau : Polyester monolithique
Chantier : Bénéteau (France)
Année de lancement : 1986
Fin de construction : 1992
Nombre d’unités produites : 552
Architecte : Philippe Briand (F.)

Coque
Type d’appendice : Quille à ailette, GTE
Poids du lest (Kg) : 2 300

Gréement
Type de gréement : Sloop en tête

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C’est un voilier très bien équipé et confortable, un peu fer à repasser au près, présenté comme le premier de la gamme des voiliers de voyage. Avec 6 personnes à bord, on ne manque pas de place. Le chauffage est assuré par un système Wallas au gasoil, la récupération de la chaleur du moteur quand il tourne, et un radiateur céramique électrique soufflant (à quai). L’air est réparti dans toutes les cabines par des gaines souples

Retour au bateau et dodo bien mérité : il est 1 h 30 et nous sommes levés depuis 5h30 la veille. Jean-Denis se couche dans le carré car Jérôme ronfle !!

Programme pour demain dimanche : visite, quelques achats, envoi des 1res cartes postales, et départ pour la première étape. Nous complèterons l'avitaillement à Hammerfest dernière escale avant la traversée vers le Svalbard.

La Marina est au pied de l'hôtel Recca. Elle n'est pas équipée de sanitaires. Pour les toilettes et douches, l'hôtel met ses installations à disposition des plaisanciers (avec une participation en couronnes locales).

Avant le départ les quarts sont organisés par Christian et sont répartis comme suit : Christian - Claudel * Jérôme - Jean-Denis * Jocelyne - Alain et seront de 3 heures.
Nous appareillons à 17 h direction une autre marina (Skattora) pour faire le plein de gasoil. Le repérage de la marina n’est pas évident, après l’avoir identifiée, amarrage au ponton carburant. Petit problème : l’appareil n’accepte pas les cartes bancaires internationales en notre possession, nous sommes un dimanche donc aucun personnel présent.

Une seule solution : demander à un plaisancier local de nous aider. Il n’y a pas foule sur les pontons, nous demandons à la première personne rencontrée s’il est possible d’utiliser sa carte locale et nous le rembourserons en espèces locales. Après une brève hésitation c’est OK. Ouf nous sommes tirés d’affaire. C’est enfin le vrai départ à 18 h 30 pour notre premier mouillage prévu à Finnkroken.

29-06_collage5_cadre.jpg 1er soleil de minuit - L'équipage - Not'ïle devant Recca - Jérôme s'équipe

29-06-collage6_cadre.jpg Départ de Tromsø 1 - Jocelyne et Jérôme 2 - Christian et Claudel 3 et 4

La météo n’est pas terrible : Nous prenons 1 ris, ciel gris, température 10 °C.
Cette première étape s’effectue au moteur. Au bout de 3 heures, nous trouvons sans difficulté le mouillage au sud de l’île Finnkroken. Après repérage des lieux, la profondeur est d’environ 10 à 12 m à quelques brasses du rivage, nous jetons l’ancre à 21 h 30 près d’une petite plage après avoir renoncé au ponton qui n’est pas adapté à l’amarrage du voilier.

En général les versants des montagnes tombent rapidement dans la mer, ce qui ne laisse pratiquement pas de place pour les plages en pente douce.
Quelques maisons sont construites à proximité de l’appontement.
Après avoir diné, Christian monte sur le pont pour fumer un cigare. Nous restons dans le carré. Puis soudain nous voyons 2 morues (cabillauds) passant à saute mouton pardessus la bôme ! C’est Christian qui vient de pêcher 2 beaux spécimens. Nous sortons lui prêter main forte pour récupérer les poissons et démêler le fil quel que peu « en vrac » dans le cockpit.

Quelques minutes plus tard il récidive, avec un total de 5 prises nous estimons que c’est suffisant, il ne faut pas gâcher la ressource. Le réfrigérateur accueille les nouveaux venus à notre grande joie.
Après cet intermède nous allons nous mettre à l’horizontale dans nos duvets.

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Entre Tromsø et Finnkkroken - Alain - Arrivée au 1er mouillage - Ambiance

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Un très beau spécimen pêché par Christian

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Lundi 30 juin et Mardi 1er juillet : DE FINNKROKEN à HAMMERFEST

7 h lever.
8 h après le petit déjeuner, départ pour Hammerfest, vent d’Est force 3 dans le nez.
Les quarts sont assurés par Alain-Jocelyne ; Jérôme-Jean-Denis ; Christian-Claudel.
10 h Cap Reinoy, route vers Lyngen
13 h Cap Lyngs…. Route vers Kagsundet
14 h Entrée dans le Kagsundet
15 h Sud de l’île Loroy
17 h Nous croisons l’Express côtier qui assure la liaison entre les îles et le continent,
19 h Île de Loppa
22 h Travers de Hasvik route vers Karken, la nuit diurne est très fraîche !
4 h 45 Christian me réveille pour l’arrivée.

Hammerfest est située au fond d’une baie, la côte nord est occupée par un complexe gazier (gisement sous-marin) dont la torchère se voit à plusieurs dizaines de milles. 5 h 30 Accostage au ponton de la marina à Hammerfest

Navigation tranquille entre les îles à bâbord et le continent à tribord.
La marina est réduite à sa plus simple expression : 1 ponton. Nous nous amarrons à couple d’un Dufour 455 de location dans un premier temps. Nous changeons de place pour aller le long d’un chalutier et refaire le plein d’eau avant la traversée de 5 jours.

La ville est construite entre la baie et la montagne très proche. Des barrières anti-avalanche protègent les habitations. Nous débarquons et explorons Hammerfest et sa rue principale qui longe la baie. Pas grand-chose à voir.

Les principales constructions et commerces sont regroupés autour de la place qui se trouve le long du port.
Sur le quai, des boutiques d’artisanat local (cabanes en bois et bâches) sont implantées : vente de babioles pour les quelques touristes de passage.
Jérôme et Christian font connaissance d’un spécimen à poils creux : un ours polaire. Très téméraire, Christian effectue un rodéo sur l’ours et Jérôme plus prudent, réconforte l’animal après cette rude épreuve (voir photos) !


Départ du mouillage de Finnkroken pour Hammerfest

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Brume et ce n'est qu'un début

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Chalutiers (comme chez nous)

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Jocelyne et Alain à l'abri dans le cockpit

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Nuages lenticulaires

30-06_-_J_r_me_77_-_750_GIMP_cadre.JPG Jérôme

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Un des très rares voiliers en route pour le Spitzberg

OLYMPUS DIGITAL CAMERA                                        Phare typique sur les côtes de Norvège

OLYMPUS DIGITAL CAMERA                                        L'Express côtier

                               Jocelyne

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Les préoccupations de Claudel sont plus sérieuses : parfaire l’avitaillement.
Un plan de campagne est élaboré pour les achats : Jo et moi accompagnons Claudel à la « grande surface unique du coin » bientôt rejoints par Jérôme.
Nous trouvons à peu près tout pour faire de bons repas équilibrés : laitage, viande, poissons, légumes, fruits, presque comme chez nous et des fromages (des pâtes cuites, aucun au lait cru ni moulé à la louche). Nous nous aventurons aussi à faire l’acquisition de spécialités du coin (saucissons de renne, de caribou etc.) sans vraiment comprendre l’étiquetage.

Il faut savoir prendre des risques !

Jo et moi entreprenons de trouver quelques bouteilles contenant des « bulles bien de chez mous » pour fêter l’anniv de Jo le 6 juillet prochain. C’est une véritable chasse au trésor ! Un seul magasin planqué au fond d’une galerie commerciale est habilité à pratiquer la vente d’alcool. Nous choisissons 2 bouteilles de crémant de Bourgogne (au prix du champagne ici) et une bouteille de Matéus rosé. Nos « Noks » fondent encore plus vite que neige au soleil.

A notre retour Christian et Jérôme se sont métamorphosés en mécanos et ont démonté la pompe à refroidissement du moteur. Il y a une fuite de liquide, il est impossible de dégager l’axe pour changer le joint spi. Pas de prise de risque de démontage hasardeux, il ne faut pas tomber en panne ici sous peine d’être immobilisé pour une durée certaine et indéterminée.
Donc remontage avec bricolage d’un système de récupération du liquide de refroidissement pour éviter sa dispersion sur d’autres organes du moteur. Cette non réparation nous obligera à contrôler très fréquemment le niveau du liquide et à en remettre autant que nécessaire. Heureusement la réserve est abondante.

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Sur le ponton : rencontre avec un équipier d’un voilier russe « Le Léna », qui parle bien le français. Nous échangeons quelques propos et nous donnons rendez-vous à Longyearbyen.

A 15 h 50 déjeuner : apéro - cabillaud (pêché par Christian, cuisiné par Claudel avec pommes de terre et carottes et mangé par tous) - fromage – fruits – café + chocolat. Un véritable festin avant la sieste….
Une fois le plein d’eau refait nous envisageons de partir à 18 h30, quel régime infernal!


Éloge de la maternité

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Les curiosités de Hammerfest

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Hammerfest

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Mardi 1er juillet - HAMMERFEST - ÎLE AUX OURS (Bornøya)

18 h 30 comme planifié : c’est le départ pour la traversée HAMMERFEST – SVALBARD

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Jean-Denis

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Hammerfest

Baro : 1018 – pas de vent – cap 45° vers l’île de Rolsaya.
Peu après avoir quitté Hammerfest, c'est le large et une traversée de 5 jours qui commence. C'est toujours impressionnant de naviguer dans une région inconnue pour l'équipage, surtout en direction du voisinage du pôle nord. Nous devons parcourir environ 400 milles en ligne droite avant d'arriver sur la côte sud du Svalbard après avoir traversé la Mer de Barents.

23 h – 2 h Quart Christian-Claudel

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Mercredi 2 juillet : EN MER DE BARENTS

2 h – 5 h Quart Jocelyne-Alain
5 h – 8 h Quart J.-Denis-Jérôme
7 h Des dauphins nous tiennent compagnie

La vie à bord se déroule en parfaite harmonie et les quarts de nuit sont beaucoup moins éprouvants quand la nuit est diurne!
Autre particularité à 0 h 00 TU le soleil est bas sur l’horizon mais brille en plein Nord (à 0° ou 360 ° c’est comme on veut), ça pèle quand même 2 ou 3° C sous abri (dans la table de cockpit, voir preuve). Les équipements polaires sont vraiment indispensables, surtout les bottes en cuir avec chaussettes en soie et polaire et non mohair et soie.
Notre quart (Jo et Alain) est relax, le sommeil un peu moins. La toile anti roulis de notre cabine n’est pas à poste, résultat je roule sur Jocelyne qui est calée par la coque. Moi je suis sur une pente savonneuse en permanence. Je migre donc vers la couchette du carré ou je dors en rond.

8 h Petit déjeuner pour l’équipage un peu acrobatique à la gîte.

Peu de temps après s’être couché J-D ressort rapidement tout froissé et un peu dérangé il ne tarde pas à se soulager l'estomac dans un seau.

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Quand les équipiers sont à la barre, le "boss" est très confiant : la preuve en images!

Midi J-D est à l’eau, nous à l’apéro ensuite repas équilibré comme d’hab.
16 h Ciel couvert, le brouillard se lève, vent faible et moteur si vitesse du bateau inférieure à 4,5 nœuds.
20 h Des dauphins font un bout de route avec nous. Certains un peu plus loin font des sauts au-dessus des flots, c’est super.

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Un pétrel joue avec la girouette - Les dauphins

Plus tard Jocelyne aperçoit la queue d’une baleine.
Nous devrions être à l’Île aux Ours (Bornoya) demain vers 22 h. Nous avons décidé d’y faire une pose pour permettre à J-D de se reposer.

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Jeudi 3 juillet : ESCALE A BORNØYA

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Baro : 1028 – ciel couvert – mer grise – visibilité inférieure à 10 milles. Matin : 73° 10' N- 21°20' E. Le vent forci, 2 mètres de creux et la température chute, passant de 6 à 4°C.
Ensuite les conditions de navigation s’améliorent contrairement à ce que nous pensions avant notre départ.

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Mer grise le vent forci

Jocelyne et Claudel, voient une bande d’oiseaux au ras de l’eau qui accompagnent un cortège de dauphins sauteurs devançant 2 baleines dont l’une passe près du bateau (sur tribord arrière) et plonge en exécutant une magnifique figure avec sa queue (comme dans les films à la télé) l’autre plus au large.

Vers 8 h nous sommes en vue de l’île aux Ours, que nous apercevons dans la brume. L’approche est facile, la côte est très haute et les falaises grises tombent à pic dans la mer. C’est un univers particulièrement aride, dépouillé de toute végétation visible du bateau. Les sommets sont enneigés et la pointe sud très découpée.

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LÎle aux Ours en vue

Nous longeons les falaises et entrons dans la baie de Sorhmna qui est peuplée de milliers d’oiseaux (Mergules et Pétrels), l’île abrite la plus importante colonie d’oiseaux d’Europe.

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Falaises et les oiseaux (mergules et pétrels)

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04-07_-_Passage_tr_s_d_licat_entre_les_cailloux.JPG
04-07_-_Ouf_c__est_fait__passage.JPG Le passage est très étroit entre les cailloux!

Nous sortons de la baie par une passe très étroite d’environ 20 m. Nous sommes obligés de mettre le moteur à plein régime car un fort courant traversier nous surprend dans la passe. Ouf ! Nous sommes de l’autre côté et faisons route plus au nord pour mouiller dans l’anse de Rodvika à la position 74° 24,40 N et 27° 5.

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Sorhmna et Rodvika

Le soleil est au rendez-vous pour cette pause. Nous déjeunons au pied de pentes très abruptes de couleur légèrement ocre. Nous apercevons sur les quelques mètres de plage de galets des bouées rouges, des billes de bois et autres détritus amenés par les courants.

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Le nuage recouvre l'île

Après le repas : repos bien mérité. Notre quiétude est perturbée par des bruit sourds, ce sont des rochers qui se détachent de la paroi et dévalent jusqu’au rivage en constituant de grands pierriers en forme de cônes. Certains blocs sont gros et doivent peser plusieurs tonnes. Toute promenade sur le rivage y est dangereuse.

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La pose au mouillage

Pas de population à part quelques scientifiques dans une station météo au nord. Cette courte halte a permis à J-D de récupérer et redevenir opérationnel.

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Vendredi 4 juillet : BORNØYA – SPITZBERG - EN MER

Baro 1033 – Vent variable – Risque de brouillard.

La routine, rien de plus tout va bien à bord. Mention spéciale pour Claudel qui se charge des repas et dont la préoccupation est l’équilibre des aliments. Un sans faute!!
Les corvées, dont la vaisselle, sont partagées par tous sans aucun rappel à l’ordre. L’ambiance du bord est excellente.

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Samedi 5 juillet : LE SPITZBERG ET LES GLAÇONS + LES FRISSONS!

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Not'Île approche du Spitzberg - La température baisse - Le soleil de minuit en plein Nord à 0°

La brume alterne avec de belles éclaircies.

13h00, J’aperçois aux jumelles le Sørkapp, pointe Sud du Spitzberg dont seul le sommet émerge des nuages.
15 h Rencontre avec les premiers morceaux de glace détachés de la banquise à 75°54 N et 16°40 E. Nous slalomons entre de gros blocs en cherchant l’issue de ce labyrinthe.

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1er contact avec la banquise

15 h 30 Demi-tour, les growlers sont trop serrés et interdisent le passage.

Contact avec la station polonaise pour avoir des infos récentes, notre appel est entendu par un voilier américain nommé « Threshold » qui nous signale que la banquise est plus disloquée près de la côte et que nous pouvons nous frayer un passage.

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Au milieu des glaces

Nous passerons toute la nuit suivante à zigzaguer dans ce champ de mines.
L’objectif est de contourner le banc de banquise en dérive par l’ouest, de trouver des passages nous permettant de conserver un cap compatible avec notre destination.

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Enfin l'eau libre - Pour combien de temps?

Ce premier contact avec la banquise en dérive est vraiment impressionnant. C’est dans ce type de situation que l’on voit bien l’utilité de naviguer à bord de voilier à coque métallique. C’est plus rassurant.

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Dimanche 6 juillet : DUNØYANE

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Les mouillages au Spitzberg

Les quarts sont renforcés, nous sommes 3 au lieu de 2 pour assurer une meilleure vigilance.

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Le slalom entre les blocs de glace de plusieurs tonnes est assez stressant.

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Not'Île est de nouveau cerné par la banquise - Image radar de notre situation

La progression est difficile, heureusement pas de houle ni vent, nous louvoyons en conservant un cap moyen entre 330 et 350°.
Nouveau demi tour, la barrière est enfin franchie, eau libre sur environ 5 milles et de nouveau : brouillard + glace. Le rêve quoi !

9 h Sortie des glaces, brouillard visibilité inférieure à 1 mille.
10 h 30 Quelques rares blocs à la surface de la mer, le brouillard est moins dense.


Durant l'épisode gymkhana entre les blocs de glace, nous avons eu la chance d'observer des phoques, des pingouins, des mergules et macareux dans un décor surréaliste qui agrémenta l'ordinaire.
Nous captons une conversation entre 2 voiliers Artica et Albarquel qui se rendent à Longyearbyen. Albarquel est un de voilier traditionnel sur lequel nous avions envisagé de naviguer.
Nous renonçons nous diriger vers le fjord Horsund car il est en partie pris par les glaces, nous optons pour Dunøyane, plus au nord.

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Approche de Dunøyane

12 h Arrivée à Dunøyane dans le brouillard (merci Maxsea). L’anse est large, bordée de chaque côté par des rochers. Un rayon de soleil nous permet d’apercevoir un magnifique glacier sur bâbord. Les couleurs sont très froides blanc et bleu très pale. Nous laissons filer l’ancre au fond du fjord et la brume se dissipe un peu.
C’est le premier contact avec le Spitzberg. Nous sommes dans une réserve naturelle et il ne faut pas s’ancrer à moins de 300 m du rivage et pas question de descendre à terre.

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Le glacier - La joie d'être arrivés au mouillage

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Et nous fêtons l’anniversaire de Jocelyne :
Canapés sur toast Wasa, saucisson de renne, Crémant de Bourgogne (acheté à Hammerfest) et Matéus (rosé pétillant portugais) : c’est l’abondance.
Son cadeau : la croisière à bord de Not’Ile. Après le repas : sieste pour tout l’équipage.
Après midi détente.

22 h Dodo, lever à 5 h 30.

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Lundi 7 juillet : DUNØYANE - BELLSUND (Akseløya)

5 h 50 Lever, petit déjeuner et sur le pont : relevé de température dans coffre de la table de cockpit : 3°C.
6 h 45 Appareillage dans le brouillard (ça change) pour longer la côte vers le nord. Très vite nous sommes de nouveaux cernés par des glaces dérivantes.
9 h 00 La progression devient impossible, nous obligeant à faire demi-tour.

Depuis le matin Claudel échangeait amicalement par radio avec « Threshold », le voilier américain navigant dans la même zone, sur nos conditions de navigation respectives. La veille sur le 16 nous apprend qu’un navigateur solitaire hollandais (voilier FRAM), épuisé, avait eu recours à l’aide des garde-côtes norvégiens non loin de là. Profitant de leur présence, Claudel rentre en contact avec eux pour actualiser nos données sur la situation des glaces dans notre secteur.

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Jean-Denis guide le barreur dans le dédale glacé

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Un pingouin sur la banquise

Ces derniers s’enquièrent de notre position. Quelques instants plus tard un avion nous survole une première fois, puis une seconde et nous indique un cap moyen à 270° pour retrouver rapidement des eaux libres. Nous sommes quand même obligés de revenir à 330° pour enfin contourner la banquise. Merci les gardes côtes!

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Not'Île frôle les glaces

Pendant les épisodes « glace » nous utilisons le radar pour tenter de trouver les passages entre les blocs. Ce n’est pas un exercice facile. Je me souviens d’un moment chaud où je me suis retrouvé entre 2 growlers à environ 2 mètres de l’étrave et de la poupe et devoir faire demi-tours sans les heurter.

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Toujours dans les glaces

17 h 00 77° 32,167 N – 13° 46,354 E
Le soleil lutte avec la brume et fini par remporter la partie. Jérôme se trempe les pieds dans l’eau à partir de la jupe du bateau. Bref bain de pied, l’eau est à 2°C.


Jérôme à l'aise

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La fine équipe et une auréole.

Bellsund est une immense baie dont l’accès est restreint par une barre de rocher (Akseløya). L’accès est possible par 2 passes, l’une au nord, l’autre au sud ; tel le Golfe du Morbihan, un fort courant n’en permet la pratique qu’avec la marée favorable. Nous avons identifié une anse à 0,5 mille à gauche de la passe nord : Fridtjovhamna, dans laquelle nous envisageons de passer la nuit.

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Passe Sud du Bellsund - Nous emprunterons la Nord pour aller au mouillage.

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Arrivée en vue du Bellsund - Passe Nord avec phare.

19 h 30 La brume se disperse pour notre arrivée, les montagnes sont couvertes de neige et nous apercevons l’entrée de la baie. Un petit phare est construit sur le bout de la langue de terre et de roches (Akseløya ) et permet une meilleure approche, nous le laissons sur tribord. La passe franchie, nous nous dirigeons prudemment vers l’anse dont l’entrée est bordée de growlers échoués.


Le glacier Fridtjovbreen vu de la passe.


Fridtjovbreen partiel (avec brume)

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Au mouillage

Au fond un superbe glacier : le Fridtjovbreen (sommet dans un nuage) dans la partie ouest 2 voiliers : Artica et un Garcia pavillon français sont mouillés. Après une reconnaissance des lieux, nous jetons l’ancre derrière le Garcia. La baie est bien abritée par de hautes montagnes à l’ouest ; à l’extérieur ça souffle fort!

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Phoques

Demain nous devons partir à 7 h pour avoir le courant favorable.

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Mardi 8 juillet : FRIDTJOVHAMNA – LONGYEARBYEN Bykaia (78° 14 N – 15° 37 E)

Baro 1012 – ciel très couvert – vent secteur nord 2 à 3 – Température 2° C.

7 h00 Départ. Nous avons de grosses difficultés pour remonter l’ancre, le fond est constitué de vase très compacte et collante. L’ancre est abondamment lavée avant de la remettre à poste.
Même punition pour le voilier français qui part aussi. Nous passons à proximité d’Artica, voilier norvégien armé pour les expéditions polaires.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Pétrels sur bloc de glace

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Départ du Bellsund

Dès la sortie du Bellsund bruine et brouillard.
9 h 30 Nous doublons le cap Martin, la visibilité s’améliore un peu.
13 h 00 77° 55,80 N – 13° 10 E
17 h 30 Cap Linné par tribord et nous commençons la remontée du fjord Isfjorden vers Longyearbeyn.

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Remontée du fjord Isforden

Nous apercevons la 2e ville du Spitzberg : Barentsburg station minière russe au fond d’une baie sur tribord. Au premier aspect c’est assez lugubre.

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Aéroport à l'entrée de Isfjorden avec camping à tribord en direction de Bykaïa

Après avoir laissé l’aéroport sur tribord nous sommes presque arrivés, le port (Bykaia) n’est plus qu’à quelques milles.

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Bykaïa en vue

Longyearbeyn est en vue au fond d’une baie entourée de sommets couverts de neige. La montagne est couleur bistre, sans végétation. Des vestiges d’activité minière surplombent les habitations.

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1re vision de Longyearbyen

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Not'Île à Bykaïa

19 h 00 Nous amarrons Not’Île à couple de FRAM sur l’unique ponton du port Bykaia réservé à la plaisance. Petite séance de consolidation du ponton avec amarres trouvées sur place. Il y a un vilain clapot qui nous secoue.
FRAM est un robuste voilier en aluminium dont le skipper a été aidé par les gardes côtes. Il n’est pas encore remis de ses émotions et cherche un équipier pour continuer son voyage.

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Chute d'eau glacée et charbonneuse en face du ponton - Albarquel - Bulles pour fêter l'arrivée

Nous retrouvons « Threshold » de l’autre côté du ponton, Claudel rend visite à l’équipage pour le remercier de nous avoir conseillé lors de la traversée de la banquise.
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Un héros face et pile

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Plan2_Longyearbyen.jpg

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Mercredi 9 juillet : LONGYEARBYEN

Météo : pourrie - le matin : vent d’ouest force 6 et ensuite nord-ouest avec pluie.
Les voiliers sont malmenés par le clapot, nous renforçons les amarres.

Le port est réduit à sa plus simple expression. Un énorme quai en béton accueille les gros navires de croisières. Ce matin, il y en a 3 en attente dans le fjord. Le programme est simplissime :
• Débarquement des passagers vers 9 h, ils prennent des cars pour aller en ville (à 1,5 km) ;
• Quelques minutes plus tard, ils sont invités à visiter le Musée arctique dans le bâtiment du Syndicat d’initiative. Ensuite direction la ville à 300 m. Une rue principale unique concentre les commerces et services (banque, poste, écoles, alimentation, administration, hôtels et bars) On y trouve aussi des magasins de sports spécialisés dans les équipements chauds, et les boutiques de babioles à touristes.
• Les achats réalisés, tout ce petit monde regagne les cars et retour au bateau. Circuler il n’y a rien d’autre à voir.

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Bateaux à Bykaïa

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Le quai doit être libéré pour 12 h 30 afin de permettre au suivant d’accoster.
Si le bateau est grand, les amarres portées à terre à la proue barrent le passage aux voiliers. Donc pas possible de quitter le ponton.
Donc vers 10 h nous quittons le bord pour « la ville ». Une passerelle permet de gagner la terre : là, pas déçu, le sol est noir de poussière de charbon qui colle bien aux semelles . Un terrain en voie d’aménagement sépare le port de la route. C’est plutôt une espèce de chantier indéterminé.

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Vestiges miniers

Sur le trajet rien de très folichon, sur le flan nord de la montagne des vestiges des activités minières subsistent (train de wagonnets suspendu, structures en bois ou métalliques) : voir les photos, de vieux moteurs d’engins trainent devant les bâtiments etc….

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Nous sommes assez surpris de cet aspect « pays en voie de développement ». C’est l’univers du vrac qui prédomine. Les maisons sont toutes construites en bois et blotties les unes contre les autres.

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Pendant ce temps, Christian et Claudel sont chez le gouverneur pour les formalités administratives. Un dossier très complet est envoyé aux autorités locales au moins 3 à 4 mois avant l’arrivée. Il doit préciser le programme de navigation pour validation. Si l’équipage débarque à terre, il doit être armé (fusils loués sur place) pour se protéger contre une éventuelle attaque d’ours. Il ne faut pas oublier que ce sont des animaux dangereux.

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Chiens de traineau en ville - Ours et morse au musée

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Ours - Renne efflanqué - Guillemot à miroir? (Cf. Jérôme)

12 h 30 Retour à bord pour le déjeuner. Sur le chemin du retour nous voyons Albarquel sur ancre dans la baie.

L’après midi, nous complétons l’avitaillement dans le seul magasin d’alimentation, une particularité : le poisson n’est vendu que le mardi à partir de 13 h. Nous trouvons fruits et légumes qui dépendent des arrivages par containers.

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Art

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Panneaux

Avec Jocelyne nous achetons, écrivons et expédions des cartes postales à la famille et amis. Ensuite nous profitons de soldes de vêtements techniques adaptés aux conditions polaires pour parfaire notre équipement.

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Curiosités

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Des aventuriers??

La flore se réduit à quelques rares touffes de fleurs et tapis végétal ras et décoloré. Nous croisons un renne qui a du faire la grève de la faim, tellement il est efflanqué.

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Végétation

L’église perchée sur le flan d’une colline vaut le déplacement, dommage qu’elle soit en dehors du centre et si isolée. Il faut être motivé pour s’y rendre, ce que je fais.

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Eglise et son vestiaire

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Salle de détente et symboles du monde maritime et minier - Cabane de la garderie En fin de journée, le vent monte entre 40 et 45 nœuds, c’est assez rock’n roll au port.

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Coup de vent

Avant le dîner : apéro et nous débouchons la 2e bouteille de Crémant de Bourgogne pour fêter notre arrivée. Pour accompagner le breuvage : rondelles de concombre avec nappage « Jocelyne » à base de fromage blanc, citron, ciboulette, moutarde, le tout couvert par du saumon fumé ; et divers gâteaux à apéro.
L’ambiance est toujours aussi chaleureuse.

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Jeudi 10 juillet : LONGYEARBYEN – SKANSBUTKTA (78° 31,7 N et 16° 02 E)



Baro : 993hpa – Température 3,5 °C – Ciel couvert – Vent W 3 à 4 B.
Matinée détente : glandouille générale avant la corvée de carburant. 2 petits voiliers (8 à 9 m max) ont rejoins le mouillage.
Après le repas nous refaisons le plein d’eau et de carburant. Côté gasoil, rien n’est vraiment prévu pour nos voiliers. Nous prévenons le Harbour Master qui met l’engin de distribution en route, sur le quai réservé aux paquebots.
Nous remplissons 8 bidons de 25 litres et le portage commence (100 m env.) avec passage sur les 2 voiliers auxquels nous sommes amarrés. Un peu sportif, mais la main-d’œuvre est suffisante et compétente.

17 h 00 Les cales sont pleines d’avitaillement, les réservoirs d’eau, et le gasoil abondant : nous pouvons quitter le mouillage.
17 h 30 Suite à une petite erreur d’appréciation des distances sur la carte faite par le navigateur du moment, nous talonnons sur un banc de roches à la sortie du fjord devant Revneset.. 3 bouées rouges balisent ce coin dangereux, mais aujourd’hui les dieux ne sont pas bienveillants. La dérive vent + courant doit toujours être bien surveillée.
Que font des pavetons à cet endroit !!!!

Christian pousse une gueulante justifiée à l’encontre du navigateur et du barreur et reprends les choses en main. Au moment du coup de frein il a « volé » dans le carré et s’est cogné les côtelettes bâbord sur l’angle de la table à carte.
Jérôme et moi nous descendons et soulevons tous les planchers pour vérifier l’état des fonds. Evidemment il y a déjà de l’eau résiduelle ; séance d’épongeage, séchage avec moult sopalin à 4 pattes ou allongé (le bonheur).
Durée de l’opération : environ ¾ d’heure, à notre grand soulagement nous ne décelons aucune fissure ni entrée d’eau.

Heureusement que les fonds ne sont pas construits avec les normes actuelles !! C’est sécurisant de savoir que l’épaisseur de résine et la robustesse des varangues n’ont pas été calculées au plus juste.
Dans le fjord nous naviguons au près avec 1 ris et un clapot merdique. Nous longeons la côte sud-est avant de traverser pour rejoindre la baie de Skansbutka. La suite de la nav s’effectue sans incident et la bonne humeur revient après un moment un peu tendu.

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Skansbutka

19 h 00 Arrivée et nous mouillons par 8 m de fond. Le brise glace norvégien Polar Star est lui aussi sur ancre à proximité. Température 4°C. Nous sommes dans un monde presque totalement minéral. L'eau est omniprésente, liquide au niveau de la mer ou solide, pétrifiée par le froid, descendant des sommets. La couleur sombre de la roche fait ressortir le blanc lumineux de la neige. Une colonie de pétrels se repose sur la plage au fond de la baie. Nous apercevons aussi une épave sur le rivage.

10-07_-_Polar_Star_J-D.JPG Polar Star

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Pétrels

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Epave

Christian souffre et a un bel hématome sur la gauche de la cage thoracique. Probablement 1 côte cassée. Remède : pas grand-chose sinon attendre sans faire d’effort, application de baume qui va bien, prise d’antidouleur.

Bonne nouvelle de la journée : nous avons retrouvé 2 cubis de 5 litres de vin sous la couchette avant.
Il n’y avait pas pénurie, mais c’est encore mieux pour la suite de l’expédition.

23 h 30 Couvre feu, tous à l’horizontale dans les duvets.

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Vendredi 11 juillet : NORDENSKIØLDBREEN – PYRAMIDEN – LONGYEARBYEN (Kullkaia)

Baro : 993 hpa – Vent W 4 à 5 B.
8 h 30 Départ, sortie du fjord et direction le glacier Nordenskiøldbreen. Il apparaît au fond du Billefjorden dans la brume.
Les montagnes environnantes ressemblent à des pyramides dont le sommet est un plateau (forme tabulaire). C’est assez surprenant.

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Montagnes pyramidales

9 h 30 Nous approchons très prudemment du front de glace. Il est très imposant et est constituer par la jonction entre 2 glaciers. C’est un vrai régal pour les yeux, les nuances de bleu sont superbes. Les abords de la côte ne sont pas francs et faisons demi-tour à la position 78° 39,8 N et 16° 49,8 E et faisons route au 250 vers Pyramiden.

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Approche du glacier Nordenskiøldbreen


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Le Nordenskiøldbreen de plus près et lumière différente

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Après ¾ d’heure de navigation nous arrivons dans la baie abritant la ville fantôme de Pyramiden.

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La ville fantôme au fond de la baie

« Pyramiden (Пирамида en russe) est une ancienne localité du Svalbard, un campement russe et une communauté minière située sur l'île principale de Spitzberg.
Son nom lui vient d'une montagne en forme de pyramide au pied de laquelle elle fut fondée par des suédois en 1910.

En 1926, les russes l'ont rachetée, pour à leur tour la vendre à la compagnie minière Trust Artikugol en 1931. La communauté fonctionnait de manière totalement autonome, et était gérée comme une vaste entreprise de près de 1 000 employés jusqu'à la fin des années 1990.
L'arrêt de l'exploitation minière remonte à 1996. Pour acheminer le charbon vers le port, un funiculaire à été construit entre la ville et la mine, en hauteur, à flanc de montagne.

En 2000, la production de la mine cessa, la ville à donc été abandonnée, seulement deux gardiens occupent la ville. Elle fait désormais partie de la longue liste des villes fantômes du Spitzberg, comme Grumantbyen, Colesbukta ou Advent City. » cf. Wikipédia
C’est en effet un univers de désolation que nous découvrons. Les photos du site se passent de commentaire.

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13 h 00 Nous nous amarrons avec précaution à un vieux reste de ponton délabré. 2 personnes (russes) habitent dans cet environnement de cauchemar, nous voyons un tractopelle rouler entre les débris de ce qui fut un bâtiment, signe d’une présence humaine.
14 h 30 Après avoir déjeuné, nous larguons les amarres pour Longyearbyen. A la sortie de la baie, nous sommes au près serré dans des conditions de vent musclées et une mer hachée, nous avons des pointes entre 25 et 30 nœuds. En route nous croisons le voilier russe Léna et 2 paquebots de croisière qui se dirigent vers Pyramiden et le glacier.


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Not'île croise la roue de Léna

Jérôme devant prendre l’avion le lendemain matin de bonne heure, Christian décide de passer la nuit dans le nouveau « port de plaisance » Kullkaia à environ 800 m de l’aéroport.

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Retour dans la brise soutenue

La brise est toujours aussi fraîche, l’approche ne présente pas de difficulté. Nous repérons les lieux : bof pas terrible, c’est petit et surtout occupé par des bateaux à moteur de 3 à 8 m. Nous tentons un amarrage à couple d’un voilier en bout de ponton. Après quelques minutes, nous partons, la fardage est important et la panne craque dangereusement.

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La nouvelle marina!!

Un autre ponton inoccupé flotte à la sortie du port, il est relié à terre par une passerelle. Jérôme part faire une reconnaissance des lieux. Il consolide l’ancrage du ponton à la berge avec des bouts trouvés sur place.
Je vais l’aider, tout l’équipage est mobilisé pour l’accostage car le vent traversier ne facilite pas l’opération. Très belle manœuvre de Christian, Not’Île semble plus en sécurité à cet endroit. Le port est lugubre, à proximité un terril de charbon, le sol est absolument dégueulasse. Impossible de faire un pas sans marcher dans le charbon!!

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Le super ponton - Not'Île façon St Tropez

Après un dîner d’adieu (temporaire), Jérôme se couche dans le carré car il doit quitter le bord très discrètement à 3 h.

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Samedi 12 juillet : KULLKAIA (Marina en chantier)1 – BYKAIA (Longyearbyen)

1 Le quai Kullkaia (Quai du Charbon), situé à Hotelneset près de l'aéroport, est réservé à l'expédition du charbon.
C'est là qu'est construite la nouvelle marina.

8 h 00 petit déj sans Jérôme que nous n’avons pas entendu partir. Jocelyne et moi, remettons un peu d’ordre dans nos affaires car notre départ est fixé au dimanche matin vers 6 h.
11 h 00 Nous quittons le ponton instable sous la pluie.
11 h 30 Nous nous mettons à couple d’un voilier norvégien en attendant de pouvoir avoir accès au ponton. Les amarres d’un paquebot nous en barre la route.
12 h 30 Nous regagnons le ponton et sommes à couple d’Algol, voilier français de 17 m que nous avions vu en cours de rénovation à Arzal. C’est sur ce bateau que nous aurions dû partir si l’agence avait fait la réservation à temps.
Mais nous ne regrettons absolument le changement, tant sur la plan financier que sur celui de la qualité du séjour.

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Voilier scientifique polonais à Bykaïa

Baro 1001 hpa – Vent 4 à 5 B de NW - Risque de neige ou brouillard.
Après avoir déjeuné, je pars avec Jocelyne pour une ballade en ville. Derniers achats (quelques souvenirs pour famille).
Vers 16 h Nous rejoignons Claudel et Christian au magasin d’alimentation. Retour avec des sacs bien remplis.

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Portage des sacs bien remplis

Quelques flocons de neige tombent en fin de journée. Les équipiers qui embarquent à notre place doivent arriver vers 20 h.
Jocelyne et moi rangeons nos affaires dans nos sacs qui semblent trop petit pour tout y mettre et préparons l’accueil de Claudine et Bernard avec le reste de l’équipage. Apéro avec toast pour la bienvenue à bord.
20 h 30 Ils arrivent à bord avec 2 gros sacs bien remplis (comme les nôtres d’ailleurs) Ils résident au sud de Rennes et naviguent sur un 8 m à bouchains basé à Piriac-sur-Mer.

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C & C en tenue de gala - La relève : Claudine et Bernard

Ils sont très sympa et nous ont amené un camembert « Grain d’Orge » et cake aux fruits. Bonne entrée en matière. Les normands du bord (Christian – Claudel – Jean-Denis) sont ravis à la vue DU Camembert.
Evidemment nous savourons LE Camembert (ça change des pâtes cuites neutres norvégiennes) et goutons aussi le cake. La soirée se termine par l’évocation des navigations des nouveaux venus. A 1re vue ce seront de bons équipiers. Nous remercions Christian et Claudel pour la qualité de l’organisation et de l’avitaillement.

Nous avons passé un excellent séjour avec l’équipage CLNT dont nous nous souviendrons longtemps. Nous n’avons qu’un regret les quitter et ne pas avoir vu d’ours sur les glaciers, ni morses, ni bélougas……. Jean-Denis reste encore à bord pour une quinzaine, c’est un veinard !

Minuit : Il est temps d’aller dormir car demain c’est le départ à 6 h pour nous.

13-07_-_Rel_ve_assur_e_-_J-D.jpg Au vu de la relève et du baroudeur qui rempile pour 2 semaines, nous dormons d'un bref mais profond sommeil !

Juste une image en mémoire avant le départ :
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Dimanche 13 Juillet : LONGYEARBYEN - ANGERS

5 h 00 levé, petit déjeuner rapide pour ne pas réveiller ceux qui dorment. Débarquement des sacs et nous voilà à 6 h sur le bord de la route. Nous attendons le passage de l’autocar qui nous conduira à l’aéroport. La pluie commence à tomber. Les équipiers d’Algol s’en vont en taxi.

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6 h attente du bus sous une petite pluie (dont 2 gouttes sur l'objectif)

6 h 45 L’autocars arrive enfin (au lieu de 6 h 20), nous commencions à nous demander s’il arriverait.

Aéroport – formalité – embarquement pour décollage à 8 h comme prévu. Escale à Oslo avec changement d’avion. Déjeuner dans une brasserie pour écouler nos derniers très chers noks.

Nouvel embarquement – escale à Copenhague et encore un changement. Nous nous promenons dans une immense galerie commerciale duty-free. La boutique duty-free de Roissy est ridiculement petite à côté de ce complexe commercial.

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Arrivée à Copenhague - Une île danoise

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Immense Duty Free

3e embarquement, le dernier avant la France.

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16 h 30 atterrissage à Roissy

Récupération des bagages. Nous attendons près du tapis roulant, plusieurs arrêts de distribution pour cause de mouvement social, je retrouve mes 2 sacs et attendons celui de Jocelyne. Au bout de ¾ d’heure toujours rien. Je me rends au comptoir SAS pour signaler cette anomalie.
L’employé me dit que la distribution est terminée. Bravo !
Il ne s’émeut pas et me rassure en précisant que c’est fréquent avec plusieurs changements, le sac a dû rester dans un des aéroports de transit. Je remplis un formulaire. Le bagage devrait être retrouvé sous 24 à 48 h, nous serons informés et il sera livré à domicile par DHL ou Chronopost, sinon nous serons indemnisés. Bref soyons patients et optimistes.

21 h nous prenons le TGV et ne tardons pas à somnoler.
23 h 30 Arrivée à Angers où des amis nous attendent. Nous dînons avec Chantal et Alain.

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Lundi 14 juillet 2 h du matin :

Retour à la maison et au lit !!! Nous sommes debout depuis 5 h la veille.

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Mercredi 16 :

livraison du sac de voyage de Jocelyne à domicile : parfait nous avons évité le portage.

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Les mouillages du périple :

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''Merci à Jérôme, Christian, Jean-Denis pour les compléments photographiques et à Jocelyne pour la mise au point des textes; sans oublier toute l'équipe CLNT pour ces souvenirs inoubliables.''

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Il nous reste à voir (lors du prochain voyage) :

Les Oiseaux de la région :

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Les Ours :

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Les Belugas :

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Les Morses :

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Les Aurores boréales :

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Eventuellement un paquebot comme celui-ci :

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''Un 2e séjour en 2010 avec Papy-Boom (du 6 juin au 11 juillet, départ de Alesund et retour de Longyearbyen) m'a permit de voir des morses et c'est tout!! Frustration garantie. En 2012, j'espère pouvoir y retourner avec Jocelyne (ma femme). Départ de Quiberon.''



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Hisoire du Spitzberg suite et fin

Le Spitzberg Nord

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Avec leurs glaciers sans fin entourés de hautes montagnes, Albert I Land et Haakon VII Land sont parmi les plus belles régions du Spitzberg.
Au Nord Ouest, La Baie de la Croix (Krossfjorden) et La Baie de la Madeleine (Magdalenefjorden) sont deux destinations touristiques des bateaux de croisière au Svalbard.

L'Ile de Danskøya fut le point de départ de l’expédition au Pôle Nord en ballon d’Andrée. Smeerenburg, sur L'île d'Amsterdamøya et Danskøya sont deux anciennes cités possédant des vestiges des exploitations baleinières du XVIIe siècle.

Située après la latitude 80°, Moffen est visitée pour son importante colonie de morses.

Le Nord Est (Ny Friesland) est la région la plus glacée du Spitzberg (calotte de Åsgärd), également la moins fréquentée et la moins cartographiée.

Le Spitzberg Est

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Olav V Land au Nord Est du Spitzberg est un secteur presque complètement recouvert de glace, avec de nombeux glaciers et calottes.
Le Nord (Ny Friesland) est la région la plus glacée du Spitzberg avec la calotte de Åsgärd (Åsgardfonna).

Le massif des Atomfjella est la région la plus montagneuse du Svalbard et possède les deux points culminants : le Newtontoppen et le Perriertoppen (1717 m). Le Newtontoppen est gravi en 1900 par un Russe, tandis que le Perriertoppen, moins visible et moins accessible, est gravi pour la première fois par une expédition du CAF (Club Alpin Français) en 1950.

Les débuts de l'alpinisme au Spitzberg se situent en 1896, quand Sir Martin Conway réalisa la première traversée de l'île.
Au sud du Détroit d'Hilonpen entre le Spitzerg et Nordaustlandet, et face à Olav V Land, se trouve l'île de Wilhelmøya, qui ne possède pratiquement pas de végétation. On trouve sur les plages de cette île des squelettes de baleines fossilisés.

Nordlaustlandet

Le Nordaustlandet Ouest

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Nordaustlandet (également appelé North East Land ou Territoire du Nord Est) est la deuxième plus grand île du Svalbard après le Spitzberg. Nordaustlandet possède les deux plus grosses calottes glaciaires du Svalbard, Vestfonna et Austfonna.

Le Nord de l'île se compose de toundra et on y trouve des populations de rennes et plusieurs colonies de morses. La dérive nord-atlantique du GulfStream maintient les eaux côtières libres de glace en été.

Située sur Nordaustlandet, Svartknausflya est un desert polaire, une zone désertique ou la toundra ne pousse pas. Ses versants sablonneux contrastent avec le front glaciaire tout proche qui se jette dans la mer.
Nordaustlandet, avec Kvitøya et Kong Karls Land fait partie de la Reserve Naturelle du Nord Est du Svalbard.

Le Nordaustlandet Est

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Austfonna, avec un front de plus de 200 km est la troisième calotte glaciaire de notre planète après l'Antarctique et le Groenland. L'épaisseur du glacier Austfonna atteint 560 m. Il s'agit du plus grand glacier d'Europe. Une grande partie du socle est sous le niveau de la mer, tout comme au Groenland et en Antarctique

Un nombre significatif de glaciers du Svalbard avance de temps en temps avec une vitesse extraordinairement élevée, jusqu'à plusieurs kilomètres pendant 3-6 ans (phénomène appelé surge). Entre 1936 et 1938, un secteur de 30 kilomètres de largeur d'Austfonna est descendu subitement de plus de 20 kilomètres dans l'océan.
C'est le surge le plus important jamais enregistré.

Kvitoya

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Kvitøya (Kvitoya) est une île complètement recouverte de glace (Ile Blanche) mis à part deux petites pointes rocheuses.
Kvitøya, avec Nordaustlandet et Kong Karls Land fait partie de la Réserve Naturelle du Nord Est du Svalbard.

C'est à Kvitøya que disparurent les trois membres de l’expédition au Pôle Nord en ballon d’Andrée en 1897.
Le ballon s'écrasa au Nord du Svalbard après seulement trois jours de navigation depuis l'ïle de Danskøya. Andrée, Fraenkel et Strindberg marchèrent trois mois sur la banquise pour finalement atteindre Kvitøya où ils établirent un camp.

Le camp et les corps des aventuriers ne furent retrouvés que 33 ans plus tard par un navire de pêche.

Île de Barents

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Barentsøya (Ile de Barents) et Edgeøya (Ile d'Edge), très rarement visitées, ont une ressemblance géologique avec la partie centrale du Spitzberg : roches de l'ère secondaire, plateaux érodés par les glaciers, calottes glaciaires sur les sommets.

Barentsøya et Edgeøya, ainsi que les petites îles autour font partie de la Réserve Naturelle du Sud Est du Svalbard.
Ces deux iles sont des zones de reproduction des ours blancs. Ces iles possèdent également une importante population de rennes.

Île d'Edge

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Edgeøya (Ile d'Edge) et Barentsøya (Ile de Barents), très rarement visitées, ont une ressemblance géologique avec la partie centrale du Spitzberg : roches de l'ère secondaire, plateaux érodés par les glaciers, calottes glaciaires sur les sommets.
Ces deux iles sont des zones de reproduction des ours blancs. Ces iles possèdent également une importante population de rennes.

Au sud d'Edgeøya se trouve l'archipel de Tusenøyane (archipel des Milles Iles), qui possède de nombreuses colonies d'oiseaux (labbes parasites, phalaropes à bec large, plongeons catmarin, bernache cravant).

Sur Bölscheøya, dans l’archipel de Tusenøyane restent de nombreux vestiges de la période de la chasse à la baleine et aux morses, aux XVIIe et XVIIIe siècle

Kong Karls Land

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La terre du Roi Charles (Kong Karls Land) est composée de trois îles qui abritent la plus grosse concentration d'ours de tout l'archipel. La végétation est caractéristique de la toundra du haut Arctique.
Konk Karls Land avec Nordaustlandet, Kvitøya et les eaux territoriales autour de ces îles fait partie de la Réserve Naturelle du Nord Est du Svalbard. La réglementation arrêtée par le gouverneur en 1985 interdit toute circulation à Kong Karls Land.

L'anglais Thomas Edge aurait découvert ces îles en 1617. En 1859 les baleiniers Erik Eriken et Elling Carlsen re-découvrirent ces îles.

Île d'Hopen

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Hopen se situe dans la mer de Barents, à la même latitude que la pointe sud du Spitzberg. Cette île fait 33 km de long pour 1,5-2 km de largeur. Son point le plus haut est le Iversenfjellet qui culmine à 370 mètres.

De nombeux ours polaires sont présents sur cette île.
Hopen possède une station météotologique sur la côte est. Cette station météo fut construite durant la seconde guerre mondiale par l'armée allemande et elle est aujourd'hui utilisée par la Norvège. Quatre météorologues norvégiens résident en permanence dans cette station radio.

Politique

Par le traité du Svalbard du 9 février 1920, la souveraineté norvégienne sur l'archipel a été reconnue et les îles ont été déclarées zone démilitarisée.
La Norvège récupéra l'administration du Svalbard en 1925. Cependant, selon les termes de ce traité, les citoyens de divers pays ont le droit d'exploiter les ressources naturelles "sur un pied d'égalité absolu".

En conséquence, un établissement russe permanent, plus ou moins autonome, s'est développé à Barentsburg. Les Russes ont abandonné un établissement similaire à Pyramiden en 2000. Il fut un temps où la population soviétique du Svalbard dépassait considérablement la population norvégienne, mais ce n'est plus le cas désormais.
Un gouverneur nommé par la Norvège, le sysselmann, basé à Longyearbyen, administre le territoire, indépendamment du régime des fylker, excepté la fiscalité qui dépend des services d'imposition (fylkesskattekontor) et de contentieux (fylkesskattenemnd) du Nord-Troms et les affaires juridiques qui relèvent du tribunal de grande instance (tingrett) de Tromsø.

Économie

Ny-Alesund, sur la côte ouest de l'île de Spitzberg

L'activité économique tourne autour de l'extraction de charbon, suppléée par la pêche et la chasse. Pendant la dernière décennie du XXe siècle, le tourisme, la recherche scientifique et quelques entreprises de haute-technologie se sont développées, particulièrement les stations relais de satellite.
La Norvège revendique une zone de pêche exclusive de 200 milles marins autour des îles, mais la Russie ne la reconnaît pas pour l'instant.

Il est clair en 2008 que la géopolitique va se tendre entre les deux pays. Pour des raisons de présence, la Russie continue l'extraction de charbon au Svalbard, même à perte.
D'autre part le traité de partage des eaux de l'océan Arctique est contesté (zone gazière). La présence de Mourmansk proche et de brise-glaces nucléaires russes et l'ouverture de la RMN (Route Maritime du Nord) vont intensifier les tensions.
Depuis janvier 2004, le Svalbard est relié par plus de 1 400 km de fibres optiques à Harstad en Norvège. Ce réseau est utilisé par les stations suivant des satellites en orbite polaire.

Un important dépôt de semences, le Svalbard Global Seed Vault (Svalbard globale frøhvelv en norvégien), est opérationnel depuis février 2008. Capable de résister aux cataclysmes naturels et humains, il sert à conserver des semences de toutes les cultures vivrières de la planète, et permettre ainsi à l’agriculture de s’adapter aux défis imposés par les changements climatiques et les catastrophes d'origine naturelles ou humaines.

Creusé à 120 mètres sous la surface, il totalise un volume de stockage de 1 500 m³, ce qui correspond à une quantité de graines estimée à 4,5 millions. Il est financé par la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, ainsi que divers organismes privés.

Démographie

La population du Svalbard compte approximativement 2 400 habitants, dont 800 citoyens russes et ukrainiens, ainsi qu'une quinzaine de scientifiques polonais. La majorité de la population est norvégienne.

Climat

Le jour permanent commence vers la fin avril pour finir fin août. Au début de cette période, la température est proche de -10 à -5°. Toutefois, lors de tempêtes polaires ou bien lorsque le soleil se cache quelques heures derrière un pic ou un nuage, la température peut vite descendre à - 15° et même - 20° (dans ce cas extrême, seulement en bas des glaciers, car le vent s'y engouffre et se refroidit).

Au cours de l'été, la température est normalement faiblement positive (bien qu'un record à 21 C° ait été enregistré à l'aéroport de Longyearbyen). Le ciel est très souvent couvert et les tempêtes y sont moins fréquentes.

Zoologie

La plus grande partie du territoire est classé réserve naturelle ou parc national. Les parties qui sont ni montagneuses ni recouvertes de glace sont de la toundra.

Le Svalbard est un lieu de reproduction de plusieurs espèces d'oies (bernache nonnette notamment), de canards (dont l'eider à duvet), d'alcidés (guillemots, mergules, macareux moines), de laridés (dont le goéland bourgmestre et la mouette tridactyle) et de sternes (l'espèce appelée sterne arctique).
Cinq espèces de mammifères sont présent dans l'archipel : le renard polaire, le renne du Spitzberg (variété de petite taille et au pelage très épais), l'ours polaire, une espèce de souris locale nommée Microtus epiroticus et deux catégories de phoques : annelés et barbus.

Sur la rive ouest du fjord de Trygghamna se trouve la falaise d'Alkornet, riche de plusieurs milliers d'oiseaux nichant dans une paroi rocheuse. Ainsi, des sternes, des labbes parasites, des bernaches, et autres macareux font de cette île une mine d'or pour tout ornithologue qui se respecte. À savoir que seule la sterne est capable de mettre en déroute un ours polaire en fonçant littéralement dessus en petit groupe et en lui assénant des coups de becs douloureux. Cet oiseau dangereux ne tolère pas que l'on s'approche de son nid (généralement par terre, dans les cailloux).

Comme les ours polaires sont une espèce protégée et qu'il en existe environ 5 000 sur l'archipel, les habitants sont contraints de prendre leurs précautions en dehors des villages et emportent systématiquement un fusil de chasse, obligatoire pour chaque déplacement. Cependant, son usage est exclusivement réservé à la légitime défense.

Paléontologie

Des fossiles couvrant une période de près de 400 millions d'années ont été découverts : poissons primitifs, ammonites, rostres de bélemnites, coquillages, traces de pas de dinosaures, fougères, arbres, feuilles. Durant l'été 2006, un site de fossiles de reptiles marins d'une richesse exceptionnelle a été découvert.

Sources : les textes et images de la partie histoire sont issus des sites Svalbard et Wikipédia.!